123Gravir/LeBlog


Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

dimanche 20 août 2017

Col de la Vanoise (Vanoise)

    Le Col de la Vanoise est situé sur la "Route du sel", un itinéraire qui fut longtemps emprunté par les muletiers pour transporter ce précieux conservateur alimentaire, des Salines de Moûtiers vers la Maurienne et le Piémont. Actuellement et à l'instar du Col de Chavière, il demeure pour de nombreux randonneurs un point de passage entre Tarentaise et Maurienne. L'endroit est d'autant plus prisé qu'il se situe au pied de la Grande Casse, point culminant de la Vanoise. Notre premier passage associé à une nuitée dans le refuge historique remonte à bien longtemps. Plus tard, ils se sont succédé à intervalles réguliers au départ ou à l'arrivée de courses de montagne : Point du Dard, Mont Pelve, Aiguille de la Vanoise, Grande Glière, Pointe du Creux Noir et, bien sûr, Grande Casse. Le dernier en date correspond à notre ascension de ce sommet par le Couloir Messimy. Le nouveau refuge venait à peine d'ouvrir ses portes.

Grande Casse depuis le Col de la Vanoise

     Au départ de Pralognan et à moins d'emprunter les remontées mécaniques, la manière la plus simple de rejoindre le Col de la Vanoise et son refuge durant l'été est de partir des Fontanettes. Le GR55 passe alors à proximité du refuge des Barmettes, traverse le Lac des Vaches par un passage à gué, contourne l'Aiguille de la Vanoise, pour finalement longer le Lac long avec la Pointe de la Réchasse en toile de fond. Le retour s'effectue souvent en empruntant cet itinéraire en sens inverse mais il est possible de réaliser un parcours en boucle. Pour cela, il convient de poursuivre au-delà du refuge en direction du Lac (asséché) des Assiettes. Le sentier devient cependant moins aisé avant de rejoindre la piste menant aux Fontanettes. Et si vous souhaitez ajouter un peu de dénivelé, il suffira de remonter vers le Moriond à hauteur des chalets de l'Arcelin pour basculer ensuite vers le GR55 emprunté à la montée. Il y en a donc pour tous les goûts ...

Vallon de la Glière, Lac des Vaches, refuge, Pointe de la Réchasse, Niverolle alpine

     Un aperçu de la flore (de gauche à droite et de haut en bas) :


Raiponce orbiculaire (Phyteuma orbiculaire), Hélianthème à grandes fleurs (Helianthemum grandiflorum), Campanule du Mont Cenis (Campanula cenisia), Seneçon doronic (Senecio doronicum), Arabette à feuilles de pâquerette (Arabis soyeri subsp. subcoriacea), Biscutelle commune (Biscutella laevigata), Primevère farineuse (Primula farinosa), Saxifrage sillonnée (Saxifraga exarata), Globulaire à feuilles en coeur (Globularia cordifolia), Anémone des Alpes (Anemone alpina subsp. alpina), Crépide orangée (Crepis aurea), Silène acaule (Silene acaulis subsp. exscapa), Gentiane de Koch (Gentiana acaulis), Cirse très épineux (Cirsium spinosissimum), Soldanelle des Alpes (Soldanella alpina), Orchis vanille (Gymnadenia rhellicani subsp. rhellicani), Doronic à grandes fleurs (Doronicum grandiflorum), Orchis de mai (Dactylorhiza majalis), Gentiane de Bavière (Gentiana bavarica), Drave faux aïzoon (Draba aizoides), Campanule barbue (Campanula barbata), Arnica (Arnica montana), Anémone de printemps (Anemone vernalis), Saxifrage à feuilles opposées (Saxifraga oppositifolia), Renoncule des montagnes (Ranunculus montanus), Véronique sans feuilles (Veronica aphylla), Bistorte (Bistorta officinalis), Aster des Alpes (Aster alpinus), Saxifrage fausse androsace (Saxifraga androsacea), Liondent hispide (Leontodon hispidus), Armérie des Alpes (Armeria alpina), Myosotis des Alpes (Myosotis alpestris), Epervière velue (Hieracium villosum), Renouée vivipare (Polygonum viviparum), Lychnis des Alpes (Viscaria alpina), Saxifrage étoilée (Saxifraga stellaris).


Quelques espèces observées aux abords du Col de la Vanoise
Juin 2014

samedi 12 août 2017

Col et Pointe des Fours (Vanoise)

    A l'Est des glaciers de la Vanoise, non loin du Col de l'Iseran, la Pointe des Fours domine le col, le vallon et le refuge du même nom. Elle se dresse parmi plusieurs sommets qui, bien qu'avoisinant les 3000 m, sont relativement faciles d'accès. Ainsi, elle peut être gravie sans trop d'effort au départ du Manchet, au Sud de Val d'Isère. Et si l'on souhaite réduire davantage la difficulté, l'ascension peut débuter au Pont de la Neige, entre le Col de l'Iseran et Bonneval-sur-Arc, le dénivelé ne dépassant pas les 550 m. Le tracé offre alors, dès le départ, une très belle perspective sur les sommets de Haute Maurienne qui ne nous sont pas totalement inconnus. En partant du hameau de l'Ecot située un peu plus au Sud, nous avons en effet eu l'occasion de gravir successivement les Pointe Francesetti, Grande Ciamarella et Albaron lors d'un mémorable périple de 3 jours.

Benoîte rampante sous le Col et la Pointe des Fours

     Du petit parking situé en bord de route, on emprunte le sentier qui se dirige vers le Sud et traverse le ruisseau des Illards. On s'engage alors dans le vallon en direction de 2 lacs, reliques des anciens glaciers de la Jave et du Fond. On contourne le 1e par la gauche pour remonter vers un replat, d'où on aperçoit le 2e lac en contrebas. La montée se poursuit à flanc en direction du Col des Fours, d'où on gagne la Pointe des Fours par une sente bien marquée. Au retour, nous profiterons de la neige encore bien présente pour descendre plus directement vers l'itinéraire emprunté à la montée. Et les zones dépourvues de neige nous offrirons l'occasion d'observer quelques belles espèces florales, comme la Pétrocalle des Pyrénées et le Cresson de chamois. Qui dit 3000 d'apparence facile dit souvent forte fréquentation mais nous n'étions heureusement qu'en début de saison ...

Vallon de la Jave, Col des Fours, Grand Fond et Haute Maurienne, Méan Martin, Pélaou Blanc

Juillet 2017

mercredi 9 août 2017

Crêt du Rey (Beaufortain)

    Le massif du Beaufortain a ceci de particulier qu'il comporte des nombreux alpages en pente douce et se prête donc à merveille, moyennant les précautions d'usage, au vagabondage en dehors des itinéraires établis. Nous en avions fait l'expérience précédemment en montant au Mont Rosset et la Roche de Corne Noire. Retour cette fois sous la Crête du Faillé afin de prolonger, en direction du Crêt du Rey, l'itinéraire emprunté précédemment. Il s'agira donc d'élargir la boucle initiale pour gravir ce sommet qui fait face à la Pointe de la Portette, par-delà le torrent du Cormet d'Arêches. Pour y parvenir, le départ à souvent lieu au Refuge de la Coire mais il est également possible d'entamer l'ascension à Plan Pichu, voire à Pré Jeune, ce qui fait osciller le dénivelé respectivement entre 500 et 900 m. Selon l'itinéraire choisi, le parcours empruntera la variante du GRP - Tour du Beaufortain sur une distance plus ou moins longue.

Crête de la Raisse sur fond de Crêt du Rey

     Comme lors de notre précédent passage dans le secteur, la traversée de Granier était entravée par des travaux de voirie. Il a donc fallu se faufiler par les pistes forestières où un véhicule 4x4 n'aurait pas été inutile. En avançant parfois à pas d'homme, nous arrivons finalement à bon port. Départ sous un franc soleil pour gagner le Lac de la Gouille. La progression se poursuit dans les alpages par une trace qui faiblit petit à petit pour finalement disparaître complètement. A vue, par une pente herbeuse devenue brusquement soutenue, nous gagnons le ressaut final que l'on franchit pour atteindre le sommet. Un vaste panorama s'étend alors du Mont-Blanc aux principaux sommets de la Vanoise en passant par ceux du Beaufortain et les Alpes Grées. Le retour s'effectue à nouveau par les alpages en direction de la Crête du Faillé pour gagner la Chapelle St-Guérin et le sentier botanique riche en espèces diverses.


Crête du Faillé, Mont-Blanc, bastion sommital, Machaon, alpage à Plan Pichu

     Un aperçu de la flore (de gauche à droite et de haut en bas) :


Lis martagon (Lilium martagon), Pédiculaire tubéreuse (Pedicularis tuberosa), Gentiane champêtre (Gentianella campestris subsp. campestris), Arabette des Alpes (Arabis alpina), Trolle d'Europe (Trollius europaeus), Azalée naine (Kalmia procumbens), Thésium des Alpes (Thesium alpinum), Listère à feuilles ovales (Listera ovata), Campanule en thyrse (Campanula thyrsoides), Populage (Caltha palustris), Gentiane de Koch (Gentiana acaulis), Anémone à feuilles de Narcisse (Anemone narcissiflora subsp. narcissiflora), Anthyllide vulnéraire (Anthyllis vulneraria), Androsace à feuilles obtuses (Androsace obtusifolia), Joubarbe à toile d'araignée (Sempervivum arachnoideum), Pensée des Alpes (Viola calcarata), Grassette des Alpes (Pinguicula alpina), Piloselle (Pilosella officinarum), Dryade à huit pétales (Dryas octopetala), Aster des Alpes (Aster alpinus), Raiponce ovale (Phyteuma ovatum), Armérie des Alpes (Armeria alpina), Anémone soufrée (Anemone alpina subsp. apiifolia), Linaire des Alpes (Linaria alpina), Edelweiss (Leontopodium nivale), Saule réticulé (Salix reticulata), Renoncule alpestre (Ranunculus alpestris), Gagée fistuleuse (Gagea fragifera), Linaigrette de Scheuchzer (Eriophorum scheuchzeri), Airelle rouge (Vaccinium vitis-idaea), Soldanelle des Alpes (Soldanella alpina), Orpin bleu (Sedum anacampseros), Aconit tue-loup (Aconitum lycoctonum subsp. vulparia), Astragale des Alpes (Astragalus alpinus), Epervière à feuilles lancéolées (Hieracium lanceolatum) & Bois-gentil (Daphne mezereum).


Quelques espèces observées dans les alpages de Plan Pichu

Juillet 2017