123Gravir/LeBlog


Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

mardi 18 décembre 2012

Grand et Petit Ringelsberg (Vosges Gréseuses)


     A l’extrêmité Nord du Massif des Vosges, la région du Donon a longtemps représenté un point de passage entre la Lorraine et l’Alsace. Aussi, n’est-il pas surprenant d’y retrouver les ruines de nombreux châteaux qui constituaient autant de lieux d’observation, comme celui de Guirbaden visité précédemment. C’est également le cas de ceux du Hohenstein et du Ringelstein. Détruit au XIVe siècle, les ruines du premier dominent le vallée la Hasel depuis un promontoir rocheux situé à une altitude de plus de 400 m. Le second fut construit au XIIe siècle au sommet du Grand Ringelsberg, qui culmine à plus de 600 m d’altitude. Un peu plus au Nord, le sommet du Petit Ringelsberg est ceinturé par une mur d’enceinte. Annoté « Vestiges gallo-romains » sur la carte IGN, son origine et sa fonction restent énigmatique.


Au sommet du Grand Ringelsberg

     Ce secteur a fait l’objet d’une sortie automnale, en profitant du redoux survenu après un premier épisode neigeux. Le tracé emprunte en partie le «Circuit des Ruines» et conduit successivement, par des pistes et de chemins de crête, aux Grand et Petit Ringelsberg en passant par le Hohenstein. En 4h et un denivelé de 450 m environ, il permettra au retour d’observer en contrebas la Cascade du Luttenbach, bien alimentée en eau par les abondantes chutes de pluie des derniers jours. L’itinéraire peut cependant être poursuivi au-delà du Petit Ringelsberg en combinant la sortie à celle de la Cascade du Nideck. Il conduit alors aux ruines du château éponyme, qui date également du XIVe siècle et fut détruit au XVIIe siècle durant la Guerre de Trente ans. Il faut dans ce cas compter 2h supplémentaires.

Décembre 2012



lundi 29 octobre 2012

Tour des lacs et châteaux (Vosges du Nord)


     Créé voici près de 40 ans, le Parc naturel régional des Vosges du Nord est adossé à la partie la plus septentrionale du massif, sur un substrat géologique de grès rose majoritairement recouvert de forêts. La région est également riche en zones humides, y compris des tourbières, et abrite les ruines de nombreux châteaux-forts. Ce parc fait partie intégrante de la Réserve de Biosphère Transfrontalière des Vosges du Nord - Pfälzerwald. S’étendant de part et d’autre de la frontière franco-allemande sur plus de 300.000 ha, elle représente un site d’application du programme « Homme et Biosphère » (MAB) de l'UNESCO. En bref, son objectif est de préserver le patrimoine naturel et paysager tout en favorisant un mode de développement impliquant une participation citoyenne.

Etang de Hanau

     Par sa situation aux confins du massif des Vosges, il n’est pas étonnant de n’y trouver aucun sommet emblématique comme ceux présents plus au Sud. Le point culminant du secteur, le Grand Wintersberg, n’atteint en effet pas 600 m d’altitude. La région présente cependant de nombreux attraits qui nous ont incités, malgré une température fort peu engageante, à y effectuer une randonnée automnale. Au départ de l’Etang de Hanau, les 400 m de dénivelé parcourus presque exclusivement en forêt ont permis d’emprunter de larges pistes, des parcours aménagés ou des sentiers étroits et pentus sur une quinzaine de kilomètres. En 6h environ, l’itinéraire a ainsi conduit, entre autres, aux étangs de Erbsenweiher et de Lieschbach et aux ruines de Waldeck et Falkenstein.

Octobre 2012

D'autres photos illustrant cette sortie sont proposées ici.


mardi 2 octobre 2012

Lacs de Longemer et de Lispach (Vosges Granitiques)


     En plein cœur du massif des Vosges, les abords de Gérardmer recèlent plusieurs lacs d’origine glaciaire, à l’époque où, voici plusieurs dizaines de milliers d’années, les glaces s’étiraient depuis les contreforts du Hohneck. Au recul des glaciers, il en est resté, outre le Lac de Gérardmer, ceux de Longemer, Retournemer, ou encore Blanchemer. En dépit de cette origine commune, la dernière syllabe du premier se prononce « mai », faisant allusion à un vaste jardin; celle des seconds se prononçant « mère » pour désigner une étendue d’eau. Enclavés en bonne partie dans de vastes zones forestières, tous peuvent constituer le point de départ de jolies randonnées sur les hauteurs.


Crépuscule sur le Lac de Longemer

     Ainsi, au départ du Lac de Longemer, il est possible de gagner le lac et la tourbière de Lispach, un site naturel remarquable, en effectuant une large boucle autour de la Tête des Cerfs. L’itinéraire est tortueux et des plus variés : pentu et exposé en quelques endroits, traversant des zones humides, empruntant de larges pistes ou des portions aménagées. Il permet, en 5-6h et un dénivelé cumulé de l’ordre de 600 m, de gagner successivement la Boule du Diable, la chaume des Champis, la tourbière de Lispach et la Roche des Vieux Chevaux. Mais rien n'empêche de se limiter à cette dernière en empruntant un tracé plus aisé directement au départ du Lac de Lispach.

Septembre 2012

D'autres photos sont proposées sur ici et un itinéraire détaillé .



samedi 29 septembre 2012

Château de Frankenbourg (Vosges Gréseuses)


     Sortie automnale dans la brume, avant que le soleil ne daigne pointer le bout de son nez en cours de journée. Atmosphère toute particulière donc, qui ajoute encore un peu de mystère à ces forêts vosgiennes. Les ruines du château de Frankenbourg s’étendent au sommet du Schlossberg qui culmine à 700 m d’altitude, à l’extrémité de la vallée menant depuis l’Est à Sainte-Marie-aux-Mines. Classé « monument historique », il remonterait à l’époque mérovingienne et aurait été bâti par Clovis. Hormis diverses pièces dont on devine aisément les contours, il subsiste essentiellement un mur d’enceinte et un donjon de plus de 10 m de hauteur. En contrebas, on peut observer par endroits la présence d’un « mur païen » formé d’un assemblage de divers blocs de pierres.


Château de Frankenbourg, depuis le Rocher du Coucou


     Les abords du Château de Frankenbourg sont accessibles par une route qui n’est cependant ouverte que le dimanche et à certaines période de l’année. Le plus commode est donc de s’y rendre à pied, par exemple en effectuant une large boucle depuis La Vancelle. En 5-6 h et un denivelé cumulé de 550 m environ, on parcourt ainsi des sites empreints de légende ou ayant servi de lieux de culte. En traversant successivement des forêts de hêtres, de pins ou de bouleaux, l’itinéraire peut se poursuivre vers le Rocher du Coucou qui domine les ruines, pour rejoindre ensuite les Roches des Fées et la Grotte du Heidenkeller. Au retour, on pourra effectuer un crochet par le Rocher du Chalmont qui fait face au Taennchel situé sur l’autre versant de la vallée.


D'autres photos illustrant cette sortie sont proposées sur ici.

Septembre 2012


lundi 17 septembre 2012

Mont Miravidi (Beaufortain)


     Juché sur la crête frontière qui sépare de l’Italie, le Mont Miravidi (ou de Mirande) domine quelques lambeaux glaciaires à l’Ouest des Lacs de Tormottaz situés en contrebas. Il offre par temps clair un vue étendue sur de nombreux sommets et massifs : Mont Blanc et Grandes Jorasses, Cervin et Mont Rose, Ruitor, Mont Pourri et Vanoise … C’est pourtant un sommet qui se fait désirer car l’itinéraire de 7h et plus de 1000 m de dénivelé est majoritairement hors sentier. De plus, depuis Bourg-Saint-Maurice, on rejoint le point de départ de l’itinéraire en empruntant à hauteur de Bonneval-les-Bains une longue piste très étroite qui nous mène en 3/4h à plus de 2000 m d’altitude.

Au Col des Veis

     Du Pont de Chézari, on suit le balisage vert-jaune qui mène, après avoir franchi le ruisseau, à hauteur de la Ferme des Crottes. Il se limite ensuite à indiquer la direction à prendre, les cairns prenant le relais parmi les éboulis dans la Combe de Méchandeur. On passe sous l’Aiguille des Veis pour arriver ensuite au col éponyme (2978 m). De là, on gagne rapidement le sommet du Mont Miravidi (3066 m). Lors de notre sortie, la température était inférieure à 10° le matin, la brume se faisant parfois envahissante durant la progression. Très hésitant, le soleil l’a finalement emporté à l’approche du col, sauf vers le Sud où le massif de la Vanoise est resté en bonne partie caché.

Août 2012

Une sélection d'autres photos est proposée ici.



jeudi 13 septembre 2012

Mont Rosset et Lac de la Portette (Beaufortain)


     Situé au cœur-même du Beaufortain, le Mont Rosset offre depuis son sommet (2449 m) une vue imprenable sur la Pierre Menta toute proche, célèbre pour la course de ski-alpinisme qui s’y déroule chaque année. Un peu plus loin sur la droite, c’est le Roignais, point culminant du massif, qui se dévoile. Par un tracé en bonne part hors sentier et un denivelé avoisinant les 850 m, le Mont Rosset se gravit sans difficulté par son versant Sud, après avoir remonté depuis Aime ou Bellentre la route/piste qui conduit à Pré Pinet.

Sommet du Mont Rosset

     On rejoint la Variante du Tour du Beaufortain qui remonte d’abord en forêt puis dans les alpages en direction du Chalet du Mont Rosset. De là, on suit hors sentier la crête qui, de bosse en bosse, conduit au sommet du Mont Rosset. Au retour, on peut basculer sur le versant Ouest pour rejoindre le Col du Mont Rosset. On contourne alors par le Sud le Rocher de Saint-Laurent en direction du Lac de la Portette. Une trace bien visible nous ramène ensuite à l’itinéraire balisé, d’où on regagne le point de départ après 5h environ.

Août 2012

Une sélection d'autres photos est proposée ici.



lundi 10 septembre 2012

Lacs de la Tempête (Beaufortain)


     En descendant du Massif du Mont-Blanc en direction de la Vanoise, il est difficile de ne pas faire une halte au Lac de Saint-Guérin dans le Beaufortain pour se rendre aux Lacs de la Tempête. L’itinéraire est évident jusqu’au Col de la Louze et le denivelé modeste (600 m). Malgré la dizaine de kilomètres à parcourir, quelques passages à gué et un cheminement dans les éboulis au-delà du col, le tracé ne présente aucune difficulté. Il convient donc à tou(te)s ce qui, revers de la médaille, rend la sortie très fréquentée, au moins jusqu’au lac supérieur. De là, il est possible de redescendre progressivement vers les lacs inférieurs, voire une centaine de mètre plus bas jusqu’au Lac Vert.


Lac supérieur

     Initialement, il était prévu de gravir ensuite le Grand Mont mais le temps était annoncé plus qu’incertain dans l'après-midi et le choix s’est donc porté sur les seuls lacs. Qu’à cela ne tienne, leur nom de « Tempête » n’est pas galvaudé puisqu'un fort vent s’est levé durant la descente, les éclairs ont illuminé un ciel déjà fortement assombri et un véritable déluge de pluie s’est soudainement abattu. Inutile de dire que les vêtements de pluie et autres abris de fortune n’ont pas résisté bien longtemps. Le calme revenu, la descente s’est poursuivie sur un terrain rendu très glissant pour retrouver soudainement un chaud soleil aux abords du Lac de Saint-Guérin, dont les eaux revêtaient alors une belle couleur turquoise.

D'autres photos illustrant cette sortie sont proposées ici.

Août 2012

mercredi 5 septembre 2012

Lacs de Tormottaz (Val d'Aoste)


     Situés dans le Val d’Aoste juste de l’autre côté de la frontière italienne, ces lacs sont accessibles en remontant depuis Bourg-Saint-Maurice la longue route sinueuse qui se dirige vers le Col du Petit Saint-Bernard (ou Colle del Piccolo San Bernardo en italien). Après être passé devant l’ancien hospice Saint-Bernard et le jardin botanique alpin Chanousia, on poursuit au-delà du col situé à 2188 m jusqu’aux premiers lacets en contrebas, où commence le parcours. Le décor est varié, passant progressivement des alpages à l’univers minéral des moraines. Le traditionnel "Bonjour" adressé aux randonneurs que l'on croise fait place à de spontanés "Buongiorno".

Les Lacs de Tormottaz

     L’itinéraire est relativement évident car balisé d’un chiffre 14 aisément reconnaissable. Il commence à proximité du Lac Verney (2088 m). Le sentier remonte ensuite progressivement vers le Col de Pointe Rousse (2551 m) situé sous la pointe éponyme, traverse le torrent et longe un lac en voie de comblement. On franchit alors le col pour redescendre d’une cinquantaine de mètres et atteindre le lac principal (2480 m). Le parcours offre un beau panorama sur le Glacier du Ruitor d’un côté et les Aiguilles de Tré la Tête de l’autre. Le retour par le même itinéraire permet de rejoindre le point de départ après 4h et un denivelé de 600 m environ.

Août 2012

samedi 1 septembre 2012

Lac et Pointe Noire de Pormenaz (Aiguilles Rouges)



     Cette sortie fait partie intégrante d’un parcours qui a consisté par étapes successives à effectuer en 10 jours, 10 randonnées du Haut-Jura au Beaufortain. Situé à près de 2000 m d’altitude au sein du massif des Aiguilles Rouges, le Lac de Pormenaz s’étend au pied de la Pointe Noire du même nom, non loin de la Tête de Moëde gravie précédemment. On y accède à partir de la station de Plaine Joux en rejoignant, par une route étroite puis une piste, le refuge du Châtelet d’Ayères. A partir de là, plusieurs options existent, en particulier pour rejoindre le lac par un itinéraire ne présentant pas de difficulté. Mais il est également possible de s’y rendre par un sentier plus pentu et équipé de nombreuses échelles et autres mains courantes. Du lac, par un itinéraire plus complexe car non balisé, il est possible de gravir la Pointe Noire en aller-retour ou même d'opter pour un retour par les alpages moyennant une bonne analyse du terrain pour éviter les barres rocheuses. Le niveau de difficulté s’en trouve alors nettement accru.

Lac et Pointe Noire de Pormenaz

     Du refuge, on remonte la piste en direction des Chalets du Souay, on franchit le torrent situé en contrebas et on entame la montée vers le Lac de Pormenaz en empruntant l’itinéraire de la Chorde. Ce tracé atteint au final un replat dont on redescend quelque peu pour rejoindre le lac par le Sud. On remonte ensuite le sentier qui s’oriente vers le Sud-Est pour accéder à un passage équipé d’une corde fixe. Le tracé amorce alors une large boucle permettant de contourner le sommet par le Sud-Est. Il débouche sur un petit col, d’où on gagne la Pointe Noire de Pormenaz en remontant un court passage exposé. On rebrousse chemin et on entame alors la descente vers le Nord-Est en empruntant les sentes de bêtes. On traverse les éboulis pour rejoindre la partie supérieure des alpages et on amorce ensuite une large boucle qui permet d’éviter les principales barres rocheuses. On rejoint le lac par le Nord-Est et ensuite le parking après 6h et un dénivelé de 1000 m environ.

D'autres photos sont proposées ici et un itinéraire détaillé des différentes options ,

Août 2012


mercredi 29 août 2012

Lac d'Armancette (Mont-Blanc)


     Situé comme les Lacs Jovet au sein de la Réserve Naturelle des Contamines-Monjoie, le Lac d’Armancette représente un objectif facile à atteindre en raison d’un itinéraire des plus simples, une distance réduite et un dénivelé modeste (400 ou 500 m selon le point de départ choisi). L’aller-retour s’effectue ainsi en 2-3 heures. De plus, le tracé se situe presque exclusivement en forêt, ce qui permet de le parcourir même lorsque la chaleur règne en maître au milieu de l’été. Enfin, il offre une belle vue sur la Combe d’Armancette dominée par les Dômes de Miage et, au retour, sur le Mont Joly.


Lac et Combe d'Armancette

     La manière la plus habituelle d’atteindre le lac consiste à partir du lieu-dit La Frasse, qui est aussi le point de départ vers le Nord du Tour du Mont Truc. Mais il est également possible de partir du lieu-dit Le Cugnon en remontant un sentier en pente rude qui part vers le Sud. On le quitte rapidement vers la gauche en suivant sur un sentier qui va progressivement s’orienter ves l’Est. Après 1 km environ, on tourne à nouveau à gauche, on traverse le Torrent d’Armancette sur une passerelle et on rejoint le sentier venant de la Frasse. On tourne alors à droite pour remonter vers le lac.

Août 2012

mardi 28 août 2012

Crêt de la Neige, Grand Crêt, Colomby de Gex, Grand Montrond (Haut-Jura)


     La Haute-Chaîne du Jura s’étend sur plusieurs dizaines de kilomètres près de la frontière franco-suisse. C’est là que l’on retrouve les sommets les plus élevés du Massif du Jura, principalement du côté français. Ainsi, d’Ouest en Est, le Reculet (1718 m), le Crêt de la Neige (1720 m), le Grand Crêt (1702 m), le Colomby de Gex (1688 m) et le Mont Rond (1596 m), pour ne citer que ceux-là, peuvent constituer autant d’objectifs de randonnées qui se pratiquent ordinairement à la journée. Mais il est également possible de passer de l’un à autre en suivant le GR9 qui sillonne la crête, la succession de bosses, parfois rapprochées, donnant régulièrement la fausse impression qu’il s’agit à chaque fois de la dernière. Lorsque les conditions sont favorables, l'itinéraire offre une vue étendue sur le Lac Léman et les Alpes.


Du Crêt de la Neige au Mont Rond

     Moyennant un peu d’organisation (les points de départ et d'arrivée étant en effet distants de 8 km), une partie de la crête peut être parcourue au départ de Mijoux en une seule randonnée de près de 25 km et un dénivelé cumulé de 1400 m environ. Pour se faire, on gagne Lélex et on entame la montée vers le Crêt de la Neige. On chemine ensuite la plupart du temps le long de la crête pour atteindre un à un les différents sommets. Enfin, du Mont Rond, on entame la descente vers le Col de la Faucille avant de regagner Mijoux après 9h environ. Il faisait très chaud en cette fin d'été et le Patou qui veillait sur les moutons au Crêt de la Neige se contenta d'un aboiement sans grande conviction. Les réserves d'eau emportées ne furent donc pas inutiles car cette crête calcaire n'offre aucune possibilité d'approvisionnement.

Un itinéraire détaillé est proposé ici.

Août 2012